La situation actuelle de la psychosomatique

Publié le par Edysseus

 

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"Le fait de passer par une série de moules institutionnels et intellectuels amène inévitablement les médecins à adopter un forme de pensée médicale unique."


 

Qui sont aujourd’hui, les personnes qui défendent cette approche en France ?

En fait, nous avons été étonnés de voir que presque la totalité des chercheurs qui ont défendu et défendent cette approche ont une formation institutionnelle.

D’habitude, les médecines dites alternatives sont pratiquées par des thérapeutes qui ne sont pas issus des formations classiques. Or, concernant la psychosomatique, on trouve soit des médecins généralistes (comme Salomon Sellam ou le Dr Ryke Geerd Hamer ), soit des cancérologues (comme Claude Sabbah), soit des neurologues (comme le Dr Thomas-Lamotte), soit des chercheurs (comme Henri Laborit), soit des psychologues (Richard Sünder, Christian Flèche), soit d’universitaires (comme Jean-Jacques Crèvecœur).

Ce mouvement a pris naissance au sein de l’institution médicale, et il oppose principalement différents chercheurs entre eux. C’est pour cette raison que nous le suivons avec beaucoup d’attention, car nous pensons que si un basculement de système doit se produire dans le monde de la médecine, ce sera forcément par son biais plutôt que par le biais d’une discipline paramédicale étrangère aux institutions et à la culture médicale actuelle.

 

Concrètement, que faut-il changer dans la médecine actuelle ?

Tout d’abord, il faut rendre à César ce qui est à César, et reconnaître que la médecine moderne fait des miracles quand il s’agit d’agir matériellement sur le corps. Dans ce domaine, elle est précise, efficace, et extrêmement fiable. Mais tout le problème, c’est que l’homme n’est pas une simple mécanique, et que la plupart des affections ne relèvent pas d’un dysfonctionnement physique ou génétique, mais d’un déséquilibre psychique.

Il faudrait donc changer la formation des médecins ?

Certainement. Car qu’ils le veuillent ou non, le fait de passer par une série de moules institutionnels et intellectuels amène inévitablement les médecins à adopter un forme de « pensée médicale unique ». C’est une sorte d’ignorance savante, qui peut tout dire du plus petit muscle du corps humain, mais qui reste balbutiante devant les mystères de l’âme. Or, trop souvent, le seul résultat concret de tout l’éventail de connaissances déployé par la médecine moderne n’est pas de guérir l’homme, mais, au contraire, de le placer dans une situation d’impuissance totale devant l’appareil médical, et surtout devant son propre corps, désormais conçu comme une machinerie qui fonctionne de travers.

Mais même si on arrivait à changer ce point, les médecins continueraient à subir toute une série de pressions, notamment économiques.

En effet. Le système de santé français et européen s’est progressivement américanisé et, à présent, de plus en plus de patients se mettent à attaquer en justice les médecins, ce qui a considérablement entamé la relation de confiance entre le malade et son thérapeute, surtout en milieu hospitalier.

Ensuite, il y a l’ordre des médecins, qui doit théoriquement défendre l’éthique médicale, mais qui contribue en réalité à installer une forme de pensée unique dans cette discipline.

Enfin, il y a la pression économique formidable de l’industrie pharmaceutique, qui fait tout pour maintenir au maximum le niveau de consommation des médicaments. Pris entre ces différents feux, c’est un miracle que les médecins arrivent encore à tenir et à exercer leur profession avec un minimum d’humanité et de dignité.

 

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