Aspects sociaux

Publié le par Edysseus

 

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"Ce qui est contestable, ce n’est pas tant qu’il y ait des produits nocifs qui favorisent l’apparition du cancer, c’est l’idée que ces produits le provoquent."


 

Peut-on trouver encore d’autres études sur le sujet ?

 

A notre sens, ce n’est pas tant le problème de faire encore de nouvelles études que d’interpréter différemment celles que nous avons à disposition.

Si la théorie selon laquelle ce sont certains produits nuisibles qui provoquent le cancer était vraie, il faudrait que les gens d’un même milieu développent globalement les mêmes types de cancers. Dans les sociétés industrialisées, en particulier, la plupart des produits de consommation étant fabriqués en masse, on devrait assister à un phénomène d’uniformisation de la maladie.

Or, c’est tout le contraire qui se passe. En étudiant la répartition des différents types de cancers selon les pays, on se rend compte qu’il s’agit d’une maladie extrêmement « spécialisée », puisque, d’un pays à l’autre, il n’est pas rare que les chiffres d’un type précis de cancer triplent, voire quadruplent.

Prenons, par exemple, le cas du cancer de l’estomac. Si l’on étudie les chiffres de 2000, on voit que, pour les Etats-Unis, le taux de décès dus à ce type de cancer est de 4,5 pour les hommes, et de 2,3 pour les femmes, ce qui représente un taux très bas. En revanche, dans un pays comme le Japon, ce même taux est de 31,2 pour les hommes et de 13,8 pour les femmes, soit en moyenne près de sept fois plus de décès dus au cancer de l’estomac au Japon qu’aux Etats-Unis.

Selon la médecine institutionnelle, le cancer de l’estomac est principalement provoqué par la consommation de certains produits (l’alcool), ou par la préparation inadéquate de ces produits (faire trop griller les aliments, etc.). Pourtant, si on compare les habitudes alimentaires des Japonais et celles des Américains, on se rend compte que ce sont — et de loin — les Américains qui ont les moins saines. Alors, comment expliquer qu’il n’y ait pas loin de sept fois plus de Japonais que d’Américains qui contractent des cancers de l’estomac, et en meurent ?

En fait, ce décalage devient parfaitement compréhensible dès qu’on met en rapport les catégories de cancers et les catégories de conflits psychobiologiques. Les Etats-Unis sont une société libérale, centrée sur l’individu ; le Japon, en revanche, a une culture basée sur une hiérarchie sociale très rigide. Contrairement aux Américains, les Japonais ont donc une forte tendance à refouler leurs sentiments personnels et à les faire passer après l’intérêt collectif (celui de la famille, de l’entreprise, de la nation). Et ils développent en priorité des conflits psychologiques plus ou moins insolubles centrés sur l’appareil digestif. C’est cela, et non le fait que les Japonais mangent plus de nourriture crue ou utilisent des condiments spéciaux, qui explique qu’ils meurent si nombreux de ce type de cancer.

Pourtant, il y a des cancers dont il est prouvé qu’ils sont provoqués par un produit nocif. Par exemple, les chiffres concernant les maladies du poumon prouvent de façon indubitable que fumer provoque le cancer.

Oui et non. Nous sommes en permanence bombardés de messages qui associent le cancer à la consommation de tabac, mais il s’agit de savoir comment interpréter ce lien de cause à effet.

Voici un tableau synthétisé à partir des statistiques mondiales sur l’usage du tabac et celles concernant le taux de mortalité due au cancer du poumon produites par le CDC (Centre de contrôle des maladies, organisme officiel américain). Il recense les dix pays où la mortalité due au cancer du poumon est le plus élevée, et compare ces taux au pourcentage de fumeurs.

Comparaison du taux de mortalité due au cancer du poumon et du pourcentage de fumeurs selon le sexe*

HOMMES

Rang

Pays

Morts par cancer du poumon **

Pourcentage de fumeurs de + de 15 ans

1

Etats-Unis

305,7

28,1

2

Finlande

258,1

27

3

Irlande

241

29

4

Nouvelle-Zélande

240,4

27

5

Australie

210,7

29

6

Allemagne

193,8

36,8

7

France

171,5

40

8

Suède

161,4

29

9

Autriche

157,6

42

10

Islande

151

31


FEMMES

Rang

Pays

Morts par cancer du poumon **

Pourcentage de fumeurs de + de 15 ans

1

Etats-Unis

157

23,5

2

Japon

85,1

14,8

3

Suède

63,8

24

4

Belgique

57,4

29

5

Allemagne

56,7

21,5

6

Finlande

54,7

19

7

Pays-Bas

53,4

29

8

Autriche

50,7

27

9

Portugal

45,3

15

10

Norvège

43,4

35,5

* Chiffres obtenus par recoupement des chiffres de l’OMS et du CDC et portant sur les années 1990-93.

** Pour 100 000 fumeurs.

Si le cancer du poumon était vraiment provoqué par le tabac, il faudrait qu’il y ait une correspondance statistique entre le nombre de fumeurs et le nombre de cancers. Pourtant, quand on regarde attentivement les chiffres, on constate qu’un tel rapport est totalement absent. Le pourcentage de fumeurs masculins est sensiblement le même en Islande et aux Etats-Unis, et pourtant, deux fois moins de personnes meurent du cancer du poumon en Islande qu’aux Etats-Unis. Le taux de fumeuses norvégiennes est supérieur de 12 % au taux de fumeuses américaines, et pourtant les Norvégiennes meurent trois fois moins du cancer du poumon que les Américaines.

De façon générale, le taux de mortalité par cancer du poumon aux Etats-Unis est parmi les plus forts au monde. Pourtant, le pourcentage de fumeurs dans ce pays est loin d’être le plus important, et il y a beaucoup de pays où les gens fument bien plus, mais en mourant beaucoup moins.

Compte tenu qu’elle rapporte tout aux produits cancérigènes, la médecine officielle explique ces disparités par le fait que la façon de fumer et la consommation de tabac ne sont pas les mêmes selon les pays, mais on voit mal comment le fait de tirer sur sa cigarette d’une certaine manière peut aboutir à des différences aussi importantes.

En revanche, si on prend en compte le fait que le cancer du poumon est la réponse à un conflit de peur de la mort (concernant le cas particulier du tabac, le cerveau interprète la fumée dans les poumons comme un danger de mort par intoxication, et déclenche un programme de cancer destiné à accélérer l’absorption d’oxygène par l’organisme), alors ces chiffres deviennent logiques. Les Américains subissent en permanence la pression de campagnes publicitaires les amenant à fumer. Mais, d’un autre côté, c’est aussi le pays où l’on trouve les campagnes anti-tabac les plus virulentes au monde. A la fois rendu dépendant du tabac et culpabilisé au maximum parce qu’il fume, le consommateur américain vit aujourd’hui une véritable névrose dès qu’il allume une cigarette dans un lieu public.

Evidemment, la fumée étant l’élément déclencheur qui place l’organisme en situation de stress en lui envoyant un message biologique de danger de mort par étouffement, le fait de ne pas fumer réduit automatiquement le risque de cancer du poumon, mais ce n’est pas pour autant que le tabac provoque le cancer. La vraie cause du cancer du poumon étant la peur de mourir, elle dépend en réalité de facteurs psychologiques et sociaux.

Voilà pourquoi, si les producteurs de tabac sont condamnables parce qu’ils incorporent aux cigarettes toutes sortes de produits nocifs uniquement destinés à aggraver la dépendance, les campagnes anti-tabac le sont tout autant, parce que, en instillant chez les fumeurs la peur de mourir, elles le soumettent à un conflit particulièrement intense, suffisant pour favoriser l’apparition du cancer.

En définitive, si l’on approfondit suffisamment la question, on finit par se rendre compte que le débat entre les pro et les anti-tabac n’a finalement aucun sens. Plutôt que de chercher à terrifier le fumeur en lui montrant tous les produits mortels contenus dans la cigarette, et de placer sur les paquets de tabac des messages destinés à le terrifier et à le culpabiliser, il vaudrait mieux leur expliquer que le principal facteur déclencheur de la maladie est justement le stress et la peur.

Ce qui est contestable, ce n’est donc pas tant qu’il y ait des produits nocifs qui favorisent l’apparition du cancer, c’est l’idée que ces produits le provoquent.

Si une personne est fatiguée, qu’elle mange mal, qu’elle ne fait pas de sport et qu’elle vit dans un environnement néfaste à sa santé (à cause des pollution atmosphérique, sonore etc.), son psychisme est automatiquement fragilisé. Lorsqu’elle subira un grand stress psychologique, il est alors tout à fait logique qu’elle le gérera beaucoup moins bien que quelqu’un qui fait du sport, qui vit au grand air et qui a une alimentation équilibrée. De plus, si l’organisme est affaibli, usé par la vieillesse et les épreuves, il est moins apte à supporter la pression que génère le cancer, et à s’en débarrasser lorsque le conflit est dépassé.

Toutefois, si tous ces facteurs abaissent indirectement le seuil critique à partir duquel le cerveau va déclencher un cancer, ils ne le causent pas, et c’est pour cette raison que des sportifs de vingt ans en pleine santé développent des cancers, tandis que des alcooliques de quatre-vingts ans qui ont fumé toute leur vie n’en développent pas. En ce sens, la psychobiologie ne prétend pas rejeter le modèle de la cancérologie institutionnelle, mais simplement la compléter, en montrant que le fait d’intégrer le rôle du psychisme suffit à donner un sens à tous les phénomènes laissés de côté par la théorie officielle.

Peut-on trouver d'autres études du même type ?

C'est une approche totalement nouvelle, et à notre connaissance, nous sommes parmi les premiers à avoir fait un travail de recoupement des chiffres pour montrer que si l'on intègre le rôle joué par le psychisme dans les réactions biolgoiques, les abberations que l'on retrouve dans les chiffres du cancer prennent un sens. Vous trouverez plus de détails dans l'annexe de ce dossier consacrée à ce sujet.

 

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