Le rôle biologique du cancer

Publié le par Edysseus

 

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"Il est rationnel de considérer qu’à partir du moment où les cellules cancéreuses sont en réalité des cellules beaucoup plus fortes que les cellules ordinaires, elles ont une utilité biologique et servent la survie de l’espèce.


 

Cette théorie semble contredire la biologie, qui voit dans le cancer une menace pour la vie.

En réalité, les biologistes eux-mêmes sont très divisés sur la question. Au sens même de la théorie de l’évolution, tout ce qui ne sert pas la survie doit être éliminé du patrimoine génétique : or, du fait qu’il représente un danger majeur pour l’organisme, le cancer aurait dû favoriser la reproduction des individus les moins sensibles à son emprise, et disparaître ainsi par la sélection naturelle. Pourtant, loin d’avoir été éradiqué, ce fléau a été conservé non seulement dans le patrimoine génétique humain, mais dans celui de l’ensemble du système biologique. Présent partout au sein du règne animal et végétal, il continue à exister aussi bien chez la plante que l’homme ou l’animal. Comment expliquer alors son omniprésence après des millions d’années d’évolution, si on pose par ailleurs qu’il est tellement préjudiciable à la survie ?

Il est donc rationnel de considérer qu’à partir du moment où les cellules cancéreuses sont en réalité des cellules beaucoup plus fortes que les cellules ordinaires, elles ont une utilité biologique qui sert la survie de l’espèce. C’est ce qui explique qu’après des millions d’années, il n’ait jamais été éliminé des gènes, contrairement à des phénomènes biologiques inutiles ou peu performants.

 

Darwin, père de la théorie de l'évolution

Mais le cancer tue énormément de gens ! Il est donc bien nuisible.

Là encore, il faut prendre en compte le fait que l’évolution de l’humanité s’est déroulée pendant des millions d’années. Par rapport à cette période, la civilisation telle que nous la connaissons ne représente que quelques millénaires. Il n’y a donc rien d’étonnant que, en réponse aux messages que nous lui envoyons, le cerveau réagisse par des programmes biologiques qui se sont révélés efficaces sur des périodes de temps quasi géologiques. Si on juge ces maladies selon les critères de la civilisation moderne, il est évident qu’elles vont apparaître comme des aberrations. Mais, si on les replace dans un contexte plus large, leur utilité biologique est très claire.

C’est ainsi que le cancer des testicules se rapporte à un conflit de perte (souvent lié à l’enfant), et survient dans le lieu symbolique de la paternité. De la même manière, le cancer du col de l’utérus chez la femme se développe généralement après une relation sexuelle perçue comme malsaine ou coupable et demandant donc un « nettoyage efficace ». Même une simple infection de la vessie a un sens biologique, puisqu’elle répond à un conflit symbolique de territoire : tout comme l’animal marque son territoire par l’urine, le cerveau d’une personne qui a le sentiment qu’on « marche sur ses plates-bandes » réagira en ordonnant à la vessie de produire plus de liquide pour marquer les limites symboliques du territoire (L’autre sens possible des infections de la vessie étant le conflit de souillure, qui se traduit par un besoin d’évacuer).. Toutes ces affections ont un sens à la fois psychologique et biologique, et entrent dans le cadre des stratégies de survie archaïques.

Mais selon cette théorie, il faudrait que les personnes qui vivent un conflit psychologique développent un cancer. Pourquoi est-ce que ce n’est pas le cas ?

Toute personne qui subit un traumatisme psychologique ne développe pas forcément un cancer. En réalité, pour que le cerveau enclenche un tel programme, il faut, d’une part, que le conflit soit très profond, ressenti comme vital par le sujet, et, d’autre part, qu’il soit vécu dans l’isolement, sans possibilité pour l’individu de se décharger de la pression qu’il fait peser sur le psychisme.

Le cancer n’apparaît que lorsque l’organisme n’a pas d’autre choix D’un point de vue strictement biologique, il n’est ni un bien ni un mal en soi, mais une mesure de dernière urgence, qui n’est employée par l’organisme que lorsqu’il ne peut plus faire autrement que somatiser pour se débarrasser de l’énergie négative qui pèse sur lui.

Nous le ressentons d’ailleurs lorsque nous sommes dans une situation de stress et que nous contractons une affection quelconque : la maladie, bien que pénible, s’accompagne alors d’un sentiment de soulagement, parce que toute la pression psychique est alors déchargée en direction du corps.

Mais si vraiment le cancer est utilisé par le cerveau comme un moyen de défense, pourquoi la nature n’a pas aussi prévu un moyen de s’en débarrasser une fois qu’il est devenu inutile ?

 

Depuis toujours, les médecins savent qu’il y a des cas de « rémission spontanée » du cancer, c’est-à-dire des cas de patients dont les cancers semblent avoir disparu de façon mystérieuse, littéralement résorbés par l’organisme, et ce généralement alors que les malades avaient atteint un stade terminal.

Or, dans un grand nombre de ces cas, on observe que la guérison est précédée d’une violente infection bactérienne. Pourquoi ? Parce que, lorsqu’un conflit déclencheur est résolu, l’aire cérébrale affectée est restaurée, le cerveau ordonne à l’organe concerné de cesser de produire des cellules cancéreuses, et déclenche alors un programme de nettoyage destiné à se débarrasser du cancer, désormais inutile. C’est alors qu’apparaissent des mycobactéries, dont la fonction spécifique est de détruire les tumeurs.

C’est ainsi que le Dr Didot, un médecin français du XVIII e siècle, remarquait que les prostituées qui avaient la syphilis ne développaient presque jamais de cancer, et que, parmi les 20 patients ayant à la fois la syphilis et le cancer qu’il avait pu observer dans sa carrière, 14 avaient guéri par rémission spontanée du cancer. De façon générale, on peut voir que ce sont les régions du monde où les maladies infectieuses comme la malaria, la syphilis ou la tuberculose sont le plus répandues sont aussi celles où l’on recense le moins de cancers. Dans le cas d’une personne qui contracte la syphilis, la guérison du cancer est une conséquence accidentelle, mais, dans le cas de quelqu’un qui a résolu le conflit, l’infection est un moyen naturel utilisé par l’organisme pour guérir. Tout comme le cerveau génère des cancers, il génère aussi des bactéries particulièrement efficaces dans l’élimination des tumeurs.

C’est d’ailleurs sur cette base que le Dr Sam Chachoua, un cancérologue d’origine australienne, a tout récemment développé ce qu’il appelle la « thérapie par rémission induite », méthode inspirée par celle du Dr William Coley et du Dr Henry Heimlich, qui consiste à guérir les patients atteints de cancers en provoquant une infection contrôlée.

Toutefois, même si cette approche donne, selon Chachoua, de très bons résultats immédiats et si elle est nettement moins meurtrière que la chimiothérapie ou la radiothérapie, elle a pour inconvénient de ne soigner, elle aussi, que des symptômes, le cancer ayant tendance à se réinstaller tant que le conflit n’est pas résolu.

Les travaux de ces médecins, toutefois, complètent bien ceux de la psychosomatique et de la psychobiologie, et montrent que le corps a à sa disposition les moyens de se débarrasser du cancer. Ils expliquent aussi pourquoi les résultats de la médecine hospitalière concernant le cancer sont aussi faibles, et le taux de mortalité aussi élevé. Dès que la température du patient s’élève trop, dès que les médecins ont la moindre suspicion d’infection dans l’organisme, ils prescrivent des antibiotiques. Or, comme les antibiotiques détruisent les bactéries que le corps génère pour nécroser la tumeur, cette dernière ne peut pas disparaître, sauf par l’utilisation de la chirurgie.

Il faudrait donc, dans cette logique, que les patients cessent de se soigner et laissent se développer des infections ?

 

Généralement, les médecins pratiquant le décodage biologique préconisent de s’en remettre au corps, tout en étant prêt à intervenir dès que c’est nécessaire. D’autres, tout en acceptant la théorie, continuent à prescrire des antibiotiques et se concentrent surtout la résolution des conflits psychobiologiques.

Pour des raisons évidentes, la première approche a rencontré des résistances violentes du corps médical, qui a jugé, sûrement à juste titre, qu’elle pouvait aboutir à tous les débordements.

Cela dit, l’intérêt du fait de démontrer que le corps possède en lui tous les moyens pour guérir est moins de renoncer du jour au lendemain aux bienfaits des médicaments que de trouver un meilleur équilibre dans l’usage que nous en faisons.

Dans son édition du 15 avril 1998, le journal officiel des médecins américains (Journal of the American Medical Association) indiquait ainsi que les effets secondaires des médicaments arrivaient ni plus ni moins au quatrième rang des causes de mortalité, juste après l’attaque cardiaque, la crise d’apoplexie et… le cancer lui-même.

La psychosomatique, la psychobiologie et le décodage biologique sont des sciences qui, si on les intégrait intelligemment au système de santé actuel, permettraient d’une part de mieux soigner les patients en attaquant aussi la cause psychique de la maladie, et d’autre part permettraient de décider quand il est nécessaire d’employer la chirurgie (c’est parfois indispensable, quand les masses tumorales sont trop importantes ou mal placées) et surtout quand ne pas l’employer.

Il faut dire à la décharge des médecins que nous vivons dans une société extrêmement aseptisée, et que le public a été éduqué dans une caricature de pensée pasteurienne, où la bactérie est perçue comme l’ennemi numéro un de la santé publique, et les antibiotiques comme une sorte de remède universel. Pourtant, tout comme les antibiotiques peuvent avoir des conséquences dangereuses pour la santé, les bactéries ont un rôle vital dans le fonctionnement de l’organisme (par exemple lors de la digestion), et il est probable que, à l’avenir, leur capacité de recyclage les amèneront à jouer un rôle extrêmement important dans l’industrie.

Le vrai problème serait donc plutôt de sortir d’une vision manichéenne de l’univers, où la nature est considérée comme la source de tous les problèmes, et la technologie comme la source de toutes les solutions. La technologie, en effet, ne progresse qu’en observant la nature, et, en définitive, elle en est une extension. Concernant le cas particulier des antibiotiques, il faut rapper qu’ils ont originellement été développés à partir de la pénicilline, qui a elle-même été isolée à partir de Penicillium notatum, champignon qui se présente sous la forme d’une moisissure verte observable par exemple sur le pain...

 

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